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Le secrétaire général d’ID-FO à la rencontre des chefs d’établissements de La Réunion

Journal de l’ile de la Réunion

Jeudi 19/04/2018

Le secrétaire général d’ID-FO à la rencontre des chefs d’établissements de La Réunion

Education. Philippe Donatien, le secrétaire général du syndicat FO des personnels de direction (ID-FO), est actuellement de passage à La Réunion. À quelques mois des élections professionnelles, il a en effet tenu à rencontrer les chefs d’établissement de notre académie pour identifier avec eux les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien, et qui seraient, dans l’ensemble, accentués par les réformes successives.

"Les tâches s’accumulent sur les épaules des chefs d’établissement, qui doivent savoir tout faire, avec toujours moins de personnels, dénonce-t-il. Ils ont le statut de cadre, mais en réalité, ils font bien plus que les 48 heures hebdomadaires".

Entre autres des dysfonctionnements les plus flagrants constatés dans les établissements scolaires, le représentant syndical pointe du doigt le tout numérique "qui ne fonctionne pas", dit-il.

"On a enlevé du personnel en assurant que le numérique allait améliorer l’espace de travail, mais non seulement le réseau Internet est difficile dans certains établissements, mais, en plus, les outils ne sont pas performants. Ajoutez à ça l’absence de formations, les chefs qui ne sont pas toujours disponibles ! et les problèmes s’accumulent".

Pendant les périodes d’examens, il regrette que le rectorat délègue autant aux établissements scolaires, alors qu’ils croulent déjà sous le travail.

Pour ce qui est des chefs d’établissement, il déplore le manque de postes qui contraint ceux qui réussissent le concours à enchaîner les postes d’adjoint pendant des années, parfois plus d’une décennie, avant d’accéder à cette évolution de carrière.

"Les problèmes sont nombreux et notre tort est peut-être de ne pas en parler assez, poursuit Philippe Donatien. En même temps, si les chefs d’établissement se plaignent, on les considère inaptes à occuper leur poste. Et s’ils ne disent rien, ça finit par exploser à un moment ou à un autre et ce sont eux que l’on tient pour responsables du fusible qui saute".

Et d’assurer qu’en raison de tous ces problèmes cumulés, un grand nombre de responsables sont victimes de dépression, de burn out ou d’autres problèmes de santé. Ils seraient ainsi 16% sur le plan national, et une quinzaine, adjoints compris, à La Réunion.

Nathalie Techer

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Mis à jour le vendredi 29 mars 2019